Crowdfunding, lending, équity – S’y retrouver parmi les offres de financement participatif !

Aujourd’hui je t’explique les différentes formes de Crowfunding. De quoi savoir où placer l’argent que tu n’as pas !

Connais-tu le crowdfunding ? Peut-être es-tu plus familier avec le terme « Financement participatif » ? Normalement, si tu traînes sur cette merveille technologique toute nouvelle qu’on appelle internet, tu vois où je veux en venir. Des particuliers aident d’autres particuliers à réaliser leurs rêves, à fonder tel ou tel commerce ou même à sortir un album ! Mais savais-tu que c’est loin d’être tout ce qu’on peut faire en matière de financement participatif ? Bienvenue dans l’incroyable monde du Crowdlending, du Equity crowdfunding et de toutes leurs extensions.

Les débuts du partage

Si tout le monde s’accorde à dire que le crowdfunding moderne est récent, on a plus de mal à fixer un précurseur à la démarche. Le premier pavé dans la marre a été lancé par Kickstarter aux états unis, mais en France, je avons commencé à entendre parler de financement par les particuliers dès 2007 ! Souvenez-tu ! My Major Company était à la base une plate-forme communautaire ayant pour but de promouvoir un label financé par des particuliers. Il avait pour but de lancer des artistes qui n’avaient pu signer avec les grands pontes du domaine. La porte était entrouverte, en dix ans, le crowdfunding a explosé. C’est en juillet 2015 que Google enregistre le pic de recherche du terme « Financement participatif » et si elle a tendance à diminuer, les chiffres d’implication et les sommes investies ne cessent de monter.

Cro-quoi ?

Le crowdfunding, littéralement financement par la foule, est un terme américain. En français on lui préfère donc « Financement participatif ». Il s’agit pour un particulier ayant un projet qu’il soit viable ou non, ancré dans le temps ou non, de le partager sur un site pour demander des dons à d’autres particuliers comme lui. Une sorte de service 2.0 entre deux « Messieurs tout-le-monde ». Bien souvent, en échange du don réalisé, le porteur de projet offrira une récompense, on parle de contreparties. Ça peut aller du tee-shirt promotionnel à une nuit dans un hôtel (Porteur de projet non compris) en passant par un CD ou le remerciement du donateur sur la page Facebook. Étonnamment, la présence de contrepartie ou non n’influence que très peu le montant des dons. La moyenne 2015 des dons sans récompenses est de 56 euros quand celle avec rétribution est de 64 euros. Il ne s’agit donc pas d’un levier pour accélérer la participation des particuliers, mais d’une réelle implication entre les deux partis. Entre 2014 et 2015, les fonds investis ont doublé, passant de 150 à 296 millions d’euros. Le financement participatif est donc toujours en plein boom alors que des dérivés tentent d’en tirer leur part du gâteau.

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Les petits frères du crowdfunding

Attaquons les dérivés du financement participatif, arrivés sur le marché plus tardivement, on commence à peine à en entendre parler en France. Pourtant bien implantés aux États-Unis, ils ont du mal à se faire une place au pays du camembert et du Ricard.
Il y a tout d’abord le Crowdlending, littéralement, le prêt par la foule. Il s’agit d’aider un particulier à financer un projet, mais cette fois-ci sous forme de prêt. Le porteur de projet devra reverser l’intégralité de l’argent passé par le site et dans certains cas, devra s’acquitter d’intérêts. Ici, l’aspect communautaire et caritatif est légèrement moins présent, certains utilisateurs n’ont rien de gentils donateurs, mais sont le plus souvent des groupes qui investissent dans les prêts en attendant les intérêts. Continuons sur notre lancée éloignée du financement participatif de ses débuts avec l’Equity crowdfunding qui consiste à investir de l’argent en échange de parts dans une entreprise. Très utilisées dans le monde des Start-ups, les levées de fond de cette Silicon Valley virtuelle s’élèvent à 50,3 millions d’euros en 2015. Le site porte étendard de cette démarche est SO WE FUND, avec un ticket d’entrée à 100 euros, la pratique ne semble pas à la portée de toutes les bourses. Mais il est plus aisé lorsqu’on veut placer un peu d’argent et investir dans un projet qui je parle de le faire via l’interface d’un site qu’en bourse. Jusqu’alors, les levées de fonds s’adressaient à des investisseurs richissimes implantés dans la Silicon Valley, maintenant, elles sont mondiales.

Emporté par la foule – Les dérives du crowdfunding

Qui dit communauté dit risque d’arnaque. Chaque site doit y faire face, que ce soit Kickstarter, Ulule ou Kisskissbankbank, tous ont eu affaire à des suspicions de détournement d’argent. Le principe est simple, annoncer un projet, demander une somme, l’atteindre et… Ne plus donner de nouvelles. C’est ce qui est arrivé aux backeurs (nom des investisseurs) du projet « The Doom that came to atlantic city ». Il s’agissait de financer un jeu de plateau post-apocalyptique et on peut dire que la réalité n’était pas loin de la fiction, car les 120 000 euros récoltés furent volés par le porteur de projet. Il a été rattrapé par la justice américaine et contraint à reverser la somme perçue aux investisseurs. Seul problème ? Il avait dépensé l’argent dans ses loyers et son déménagement. Indiegogo a aussi eu ses heures de trouble avec la tablette Ubutab qui combinait un grand nombre de fonctionnalités pour un prix minime et dont la créatrice a aujourd’hui disparu avec les 28 000 euros qu’elle avait réussi à récolter.

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Autre dérive, les projets diffusés sur les sites de financements participatifs sont souvent une aubaine pour les concepteurs chinois qui récupèrent les plans, souvent à libre disposition et réalisent, pour leur compte, les objets innovants. C’est le cas d’une coque de smartphone se changeant en perche à selfie, backé sur Kickstarter puis annulé avant la fin du temps imparti, car elle avait inexplicablement fait son apparition sur Amazon au prix de 8 dollars.

Plus vertueux, plus proche, le crowdfunding engagé

On peut tout financer avec le crowdfunding ! Même, comme tu viens de le voir, les vacances au Mexique d’individus peu scrupuleux. Mais si ton rêve en t’inscrivant sur un site de financement participatif est d’investir dans des projets à taille humaine, d’en suivre l’avancement et d’en voir la réussite, certains sites sont spécialisés dans ce type d’action. C’est le cas de BabelDoor, réservé à des projets solidaires, Bulb in town pour les locaux ou encore Dartagnans qui se distingue en finançant les rénovations du patrimoine français, des manuscrits aux châteaux. Alors il faut faire attention où nous mettons nos pieds et notre argent. Un projet extrêmement ambitieux peut être l’affaire ou l’arnaque du siècle. Autre conseil : investis dans un projet qui t’intéresse. On peut tout financer ! Jeux-vidéos (on se souviendra de Shenmue III, financé en moins d’une journée malgré un objectif prohibitif), le cinéma, le spectacle, la musique, les arts plastiques, innovation, l’édition, l’immobilier et le sport même s’il reste très largement minoritaire. Un projet qui colle à une de tes passions sera forcément plus rapide à analyser pour toi. Est-il viable ? Est-il sincère ? As-tu envie de suivre son développement ?


Pour conclure, comme bien souvent dans cette jungle qu’est l’internet, les bonnes initiatives ne manquent pas. Seulement, il faut s’informer pour ne pas se laisser avoir par des projets trop beau. Regarde les commentaires, n’hésite pas à envoyer un message au porteur de projet, interagis. Le principe même du crowdfunding nous incite à repousser les limites entre les individus, entre les porte-monnaie pour pouvoir prêter, donner ou investir dans des domaines qui nous passionnent. Ce n’est pas pour rien que dernièrement la médecine s’est intéressée à ce mode de financement. Si le modèle n’est pas encore parfait, il gagne à être expérimenté, vécu et a sûrement encore de beaux jours devant lui.


Sources

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