[Articlaton] Bad dream : Coma

Licence plébiscitée par les connaisseurs ès jeux indés, Bad Dream a sorti le 9 mars son opus « Coma ». Alors quoi qu’il en est ?

Jeu atmosphérique s’il en est, Bad Dream : Coma est un jeu sur lequel j’aurai rêvé de bosser. L’ambiance est lourde, pesante, anxiogène et tous les autres synonymes du genre !

Il s’agit là d’un jeu en point’n’click (Pointer et cliquer pour les amateurs de pétanque) disponible sur steam depuis le 9 mars 2017 pour la modique somme de moins de 9 euros et développé par Desert Fox Studio

L’histoire est finalement secondaire tant l’expérience de gameplay est importante, mais soit, je la résume. Impossible de se réveiller, on erre dans un cauchemar long et terrifiant. Chaque choix, chaque clic a son incidence. Nous rencontrons d’autres âmes aussi perdues que la nôtre, cherchant à se réveiller.

Le jeu se présente sans interface à l’écran autre qu’une barre à gauche représentant les objets en notre possession qu’il est possible de masquer pour plus d’immersion. On erre alors au travers des chapitres dans un rêve sans fin qui nous transporte d’un pont à un hôpital, à un cimetière, à une forêt etc. Nous rencontrons des personnages, inoffensifs comme un pauvre homme cloué à son lit d’hôpital à qui il faudra rendre deux yeux, une oreille et des cheveux, d’autres inquiétants comme cet homme masqué et endimanché qui nous donne des consignes et que nous suivons sans raison, pour finir par ceux dont il ne vaut mieux pas s’approcher comme l’épouvantail qui garde le cimetière et qui bouge dès qu’on a le dos tourné pour mieux aller charcuter un pauvre mort à peine réveillé de son sommeil dans un rêve. On se prend d’affection pour ces personnages qui souffrent, passifs ou actifs et il est si facile de leur faire du mal.

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J’ai voulu jouer avec la voiture télécommandée :, (

Quand je disais que chaque clic avait son importance, ce n’est pas une formule toute faite. Il sera aisé et rapide de perdre des doigts, un oeil, de se faire haïr par toute la clique des corbeaux du 9-3 après avoir, malencontreusement je le jure, frappé l’un des leurs, tout content que nous étions de pouvoir interagir avec quelque chose de vivant. Et impossible de revenir en arrière. Les sauvegardes bien que peu présentes sont automatiques. Et on atteint alors le coeur du jeu, ce que pendant près de six heures j’ai appelé « Les malédictions ».

Une fois un acte accompli, il peut être catégorisé comme neutre (n’engendrant de conséquence ni positive ni négative), mauvais ou bon. Aucun mystère, il est bien plus facile de faire le mal que le bien. Une fois l’exaction accomplie, un carré apparaît dans le coin droit de l’écran, avec un petit dessin et en le survolant de notre curseur, on apprend ce qui nous a fait défaut. Par exemple dans le cimetière, du lierre pousse aux murs, je choisis de l’attraper en espérant m’échapper, bim, j’obtiens le statut « Mains en sang » après avoir remarqué que des épines comme des poignards poussaient sur le lierre. Si j’avais été plus vigilante, j’aurais trouvé, quelques mètres plus loin des gants pour en vêtir mes doigts et échapper à ce statut qui me coûta la « Bonne fin ».

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J’crois qu’c’est mort pour la bonne fin.

Car trois fins s’offrent à vous. Bonne, mauvaise, neutre, autant dire que ne pas finir par la pire lors de notre première partie est un miracle. Et c’est bien là tout l’intérêt du jeu, essayer, se planter lamentablement, finir l’histoire et la recommencer en essayant de ne rien accomplir de mal. Échouer, et recommencer.

L’ambiance lourde, glauque et gothique est rendue à la perfection par le style graphique, comme des griffonnages sur du papier gras et humide, vieilli et les soundtracks, réalisés par Michał Ratkowski. Ma préférée est celle du cimetière, pesante, anxiogène au possible et qui témoignait bien de l’heure et demi terrible que j’ai passé entre ces pierres froides et face à cet épouvantail de l’enfer. Je n’avais plus craint autant un personnage depuis notre sœur jumelle dans Project Zero 2 dont je ne savais pas vraiment à quel moment elle allait me claquer dans les doigts, devenir folle et me manger le visage.

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Il me regarde, je sais qu’il me regarde.

Vous l’aurez comprit, j’ai adoré ce jeu, je le conseille à tous les amateurs d’énigmes un peu perchées mais surtout aux fans de jeux sordides à l’ambiance lourde et angoissante. Une vraie réussite qui pousse à découvrir les autres jeux de la série Bad Dream, disponibles gratuitement sur Gamejolt

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Regardez le trailer, il vaut le coup !

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