[Ciné] Division par 24 – SPLIT

Je crois que je n’ai pas encore parlé sur ce site de mon pote Benoit, dit Ben, dit Beun, dit Roger Labite. Un soir, il m’a proposé de l’accompagner au cinéma, j’ai rien à faire je dis oui. Ce qu’il ne m’avait pas dit c’est qu’il m’entraînait voir son Biopic, un Thriller et ce, accompagné d’une Gaelle peu rassurée. Bref, je suis allée voir Split.

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Split est un film de M. Night Shyamalan, réalisateur connu pour son style très particulier. On peut retrouver dans sa filmographie de petits films assez underground comme Signes, le sixième sens, Phénomènes, Incassables et j’en passe. Personnellement, je n’avais vu que les deux premiers ayant adoré l’un d’entre eux et trouvé l’autre fade à en crever (Je vous laisse deviner). Avant d’entrer dans la salle, j’avais complètement oublié qu’il avait réalisé Split, et je n’avais pas voulu lire le résumé du film pour découvrir une histoire, pour faire le test. Benoit donc, devant la salle, me révèle le réalisateur de ce qu’on s’apprête à voir et je ne boudais pas mon plaisir. J’étais pleine d’attente envers cette oeuvre, trépignant d’impatience de découvrir ce qu’allait nous pondre l’homme le plus décrié et adoré du cinéma de ces dernières années.

Et à votre avis j’ai aimé ? Si je vous dis Psychopathologie, vagues notions d’horreur, 24 personnages en un, histoire complexe et retournements de situation ? Bien sûr que j’ai adoré !

Trois jeunes filles sont enlevées et séquestrées dans ce qui semble être une pièce dont la seule issue est gardée par une porte fermée. Lorsque celle-ci s’ouvre, elle dévoile un homme, atteint de tocs. Mais après qu’elle se soit refermée engloutissant celui qui semble être leur ravisseur, les jeunes filles entendent une voix féminine se glisser sous la porte dans une discussion avec l’homme. Elles finissent par comprendre que les deux voix appartiennent à la même personne, Kevin. Et croyez-moi, elles vont rencontrer plus de personnages dans ce huit-clos qu’il y a d’acteurs qui ont joué le Docteur.

(Je suis très mauvaise en résumé et je me refuse, par respect pour vous, à vous copier coller celui d’Allociné)
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Que dire sur ce film à part que je l’ai adoré, je suis même RETOURNÉE le voir ! Oui ! Au cinéma ! Et comme bien souvent dans la cinématographie du réalisateur, c’est une redécouverte encore plus riche que la première fois. On se rend compte que dès le début, il place ça et là de petites références à ce qu’il se passera plus tard. Comme par exemple les indices à propos du Zoo. Je n’en dit pas trop mais c’est une grande réussite.

Premier atout du film, c’est James McAvoy qui joue Kevin et qui interprète à la merveille chacune de ses interventions, chacune de ses personnalités, de Hedwig à Patricia, chacune de ses mimiques et propre à un « caractère » et c’est réellement jouissif de le voir, à la fin du film, alterner entre tous ces visages en moins de quelques secondes sans perdre un seul instant la compréhension du personnage. Il est saisissant et je me suis retrouvée à verser une petite larme à la fin tant Kevin est attachant. Et détestable. Mais surtout attachant.

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Cet instant où le sex-appeal s’est retrouvé en PLS

Ensuite autre point fort du film : Le quasi-huit clos extrêmement bien géré. Pas un seul instant l’intensité des péripéties ne s’arrête, tout s’enchaîne dans un rythme incroyablement scotchant. On passe de la cellule des filles au bureau de la psychologue avant de basculer dans un flash-back puis retour dans la cellule. C’est vraiment très accrocheur et ce malgré ma capacité à me désintéresser d’un film au bout de trente minutes.

S’il y avait des choses à reprocher à ce film dont je suis tombée amoureuse, ce serait sa symbolique un peu grossière. M.Night Shyamalan c’est un peu la version Lidl de la finesse de réalisation. Dans la cellule par exemple, il représente la fracture entre les deux filles populaires et Cassie en les collant chacune d’un côté de la pièce, le plan est divisé en deux, un tuyau passe entre elles. Ce sont des détails, mais ça me donne toujours l’impression que le réalisateur me colle l’œil à sa pellicule en me hurlant « VOIS COMME JE FAIS DES SOUS-ENTENDUS »

Split
TU VOIS CE QUE JE VEUX TE DIRE ?

Lors de mon premier visionnage, j’ai eu du mal avec Cassie que je trouvais inconsistante et agrippée à son rôle de jeune rebelle comme les adultes imaginent celles-ci. Mais lorsque je suis retournée au cinéma, je me suis prise à verser une petite larme lors de la dernière entrevue entre Cassie et Kevin. Peut-être que ça vient du jeu de l’actrice qui excelle dans les moments de stress mais qui se laisse aller lorsque l’ambiance se tasse. Un peu comme Mel Gibson dans Signes qui se permet d’avoir des moments d’absence et de se demander ce qu’il achètera aux courses après le tournage.

Bref, vous l’aurez comprit, j’ai adoré ce film et tous ceux qui m’entouraient lors de ces deux visionnages ont eu le même avis que moi sur la question. Alors arrêtez de lire ces lignes bien moins intéressantes que Split et courrez le voir !

PS : En plus l’OST d’intro est assez OUF

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5 réflexions sur “[Ciné] Division par 24 – SPLIT

  1. J’ai beaucoup aimé aussi mais je trouve dommage de s’être laissé emporter par une sombre vague de « plus j’en mets, plus c’est glauque » en faisant coexister 24 personnalités chez Kevin, alors qu’on en voit à peine 8 au cours du film et qu’on en développe seulement correctement trois (parce que La Bête à la fin, lolilol un peu quand même). A part jeter de la poudre aux yeux des gens, ça n’était pas forcément utile.
    Cela dit, je chipote hein, parce que MacAvoy est super flippant. Et effectivement, la scène de fin où toutes les personnalités se bousculent (y compris celle de Kevin, « l’originale » si on peut dire), juste avant l’apparition de la Bête, est fameuse !

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis TOTALEMENT d’accord avec toi à propos des 24 personnalités, franchement, déjà les 6/7 qu’on voit nous suffisent, et la bête ! Dans le ciné on s’est regardé genre « Vraiment » et finalement ça désacralise un peu l’image de crédibilité du film, et personnellement, Patricia me faisait tellement plus flipper que la Bête > <

      Aimé par 1 personne

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