[Ciné] A cure for life – Mourir d’amour et d’eau fraîche.

A cure for life (A cure for Wellness en VO) est un film de Gore Verbinski avec Dane Dehaan et Mia Goth au casting. Sorti le 15 février, je n’ai pas attendu une journée pour aller le voir. Mercredi soir, du pop-corn et du coca en main, j’étais affalée sur les très confortables sièges du Rex à Grenoble.

A cure for life (A cure for Wellness en VO) est un film de Gore Verbinski avec Dane Dehaan et Mia Goth au casting. Sorti le 15 février, je n’ai pas attendu une journée pour aller le voir. Mercredi soir, du pop-corn et du coca en main, j’étais affalée sur les très confortables sièges du Rex à Grenoble.

Mais ça vous vous en foutez pas vrai ? Vous avez cliqué pour en savoir plus sur ce film, sur cet ovni que j’ai moi même assez de mal à qualifier. Eh bien soit, je vais vous raconter tout ça.

Lockhart est cadre dans une entreprise à Wall Street, alors qu’il parvient à grimper jusqu’au conseil d’administration de celle-ci, on lui fait miroiter une belle place en échange d’un service : Il doit retrouver l’ancien PDG du groupe, parti en cure dans les Alpes Suisses pour lui faire signer un contrat de fusion, assumer les opérations frauduleuses du groupe et revenir aux états unis en un seul morceau. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est bien la dernière proposition qui sera le plus dur à garantir, car une fois en suisse, Lockhart devra faire face à une cure étrange, aux soins basés sur l’air pur et l’eau fraîche. Uniquement ça ? Pas vraiment car il se rend vite compte qu’il n’est pas aisé de sortir d’un centre de cure comme celui-ci.

Qualifié de Thriller Horrifique sur le papier, donner un genre à ce film est plus compliqué qu’il n’y paraît. D’abord à cause de son rythme et de son esthétique. Les images sont très belles, témoignent d’une contemplation qui prend son temps et ce dans toutes sortes d’environnement. De la beauté glauque d’une chambre d’isolement au fin fond d’un sanatorium au charme daté à l’immensité à perte de vue d’un paysage de montagne gelé, tout est filmé comme si le temps n’avait pas de prise sur ces modèles. L’usage assez fréquent d’objectif grand angle (notamment lors d’une scène dans le bureau du sous-directeur de la cure, que l’on découvre à travers le prisme d’un œil de cerf, empaillé et que l’on retrouvera bien vivant au milieu de la route quelques heures plus tard) transmet une atmosphère oppressante où l’environnement paraît immense, grandiose et que nous autres spectateurs sommes ridiculement petit. Lockhart également se retrouve souvent perdu, seul, au milieu des couloirs du sanatorium, poursuivit par des infirmiers allemands au look impersonnel et parfaitement révélateur de ce que veut nous faire ressentir ce film : Une oppression sans visage. Affirmation qui trouvera tout son sens à la fin du film mais je n’en dit pas plus.

Tout ça c’est bien joli, mais quid de l’histoire. Pas vraiment originale, on parle d’expériences humaines, thème éventré et usé jusqu’à la moelle de nos jours, de malédiction, de gros méchants méchants qui veulent la vie éternelle et autre incontournables de la culture horrifique. L’histoire est mise en place de façon assez étrange, comme très distante, comme s’il ne s’agissait pas d’un point important du film et comme si les acteurs, le réalisateur et le scénariste prenaient de la distance à son égard. Peut-être est-ce une façon de se dédouaner de toute critique qui aurait pu être faire là dessus, sur l’apparent cliché qu’ils mettent en place devant nos yeux, comme si il était un prétexte à de belles scènes, au développement du personnage de Lockhart.

Car s’il s’agit effectivement d’un huit-clos (tout se déroule entre l’entreprise de Lockhart et la cure), le personnage du jeune cadre est le seul qui parvient à crever l’écran, émouvoir et avoir un visage humain. Ses réactions sont humaines, profondément compréhensibles et l’histoire qu’il traîne derrière lui, ses démons intérieurs sont souvent plus effrayants que ceux qui, dans le film, ont une place plus importante en terme de temps à l’image. Je n’avais jamais vu Dane DeHaan dans un film et j’ai trouvé son interprétation très juste, très touchante, le maquillage qui détériore son teint au fil du film, qui creuse des poches sous ses yeux et les rendent rouges dénoncent toute la détresse qui enserre son esprit petit à petit. Il se demande s’il est fou, s’il a raison de lutter, s’il est possible qu’il soit le seul à voir clair dans le jeu de cette cure ou si, comme le disent les médecins, il subit des hallucinations à cause de son état de santé. Et ce sera une question très intéressante à se poser pour le spectateur, enfin moi en tout cas ça m’a passionné.

Pourquoi je dis avoir du mal à définir ce film ? Car il m’a été vendu comme un film d’horreur, thriller horrifique ont tempéré les plus lucides, mais en vérité, je n’ai pas aperçu l’once de l’horreur. Mais c’était bien putain, c’était ça qui était bien, pas de jumpscare, pas de sursauts brusques juste pour justifier d’un « pegi 12 » pour offrir aux adolescents la frayeur de la transgression, ce moment où on va voir des films d’horreur avec ses potes pour montrer celui qui a la plus grosse et qui a, par conséquent, le moins peur. L’ambiance instaurée est oppressante à souhait, les décors sont beaux, bordel ce qu’ils sont beaux et l’ambiance thriller est bien là. Et en sortant de la projection, j’étais certaine d’un truc, ce film m’avait fait penser à Lovecraft et j’adore Lovecraft. C’est le meilleur compliment que j’ai à lui faire.

Mais ça vous vous en foutez pas vrai ? Vous avez cliqué pour en savoir plus sur ce film, sur cet ovni que j’ai moi même assez de mal à qualifier. Eh bien soit, je vais vous raconter tout ça.

Lockhart est cadre dans une entreprise à Wall Street, alors qu’il parvient à grimper jusqu’au conseil d’administration de celle-ci, on lui fait miroiter une belle place en échange d’un service : Il doit retrouver l’ancien PDG du groupe, parti en cure dans les Alpes Suisses pour lui faire signer un contrat de fusion, assumer les opérations frauduleuses du groupe et revenir aux états unis en un seul morceau. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est bien la dernière proposition qui sera le plus dur à garantir, car une fois en suisse, Lockhart devra faire face à une cure étrange, aux soins basés sur l’air pur et l’eau fraîche. Uniquement ça ? Pas vraiment car il se rend vite compte qu’il n’est pas aisé de sortir d’un centre de cure comme celui-ci.

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Adolf-van-austérité is watching you

Qualifié de Thriller Horrifique sur le papier, donner un genre à ce film est plus compliqué qu’il n’y paraît. D’abord à cause de son rythme et de son esthétique. Les images sont très belles, témoignent d’une contemplation qui prend son temps et ce dans toutes sortes d’environnement. De la beauté glauque d’une chambre d’isolement au fin fond d’un sanatorium au charme daté à l’immensité à perte de vue d’un paysage de montagne gelé, tout est filmé comme si le temps n’avait pas de prise sur ces modèles. L’usage assez fréquent d’objectif grand angle (notamment lors d’une scène dans le bureau du sous-directeur de la cure, que l’on découvre à travers le prisme d’un œil de cerf, empaillé et que l’on retrouvera bien vivant au milieu de la route quelques heures plus tard) transmet une atmosphère oppressante où l’environnement paraît immense, grandiose et que nous autres spectateurs sommes ridiculement petit. Lockhart également se retrouve souvent perdu, seul, au milieu des couloirs du sanatorium, poursuivit par des infirmiers allemands au look impersonnel et parfaitement révélateur de ce que veut nous faire ressentir ce film : Une oppression sans visage. Affirmation qui trouvera tout son sens à la fin du film mais je n’en dit pas plus.

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Tout ça c’est bien joli, mais quid de l’histoire. Pas vraiment originale, on parle d’expériences humaines, thème éventré et usé jusqu’à la moelle de nos jours, de malédiction, de gros méchants méchants qui veulent la vie éternelle et autre incontournables de la culture horrifique. L’histoire est mise en place de façon assez étrange, comme très distante, comme s’il ne s’agissait pas d’un point important du film et comme si les acteurs, le réalisateur et le scénariste prenaient de la distance à son égard. Peut-être est-ce une façon de se dédouaner de toute critique qui aurait pu être faire là dessus, sur l’apparent cliché qu’ils mettent en place devant nos yeux, comme si il était un prétexte à de belles scènes, au développement du personnage de Lockhart.

Car s’il s’agit effectivement d’un huit-clos (tout se déroule entre l’entreprise de Lockhart et la cure), le personnage du jeune cadre est le seul qui parvient à crever l’écran, émouvoir et avoir un visage humain. Ses réactions sont humaines, profondément compréhensibles et l’histoire qu’il traîne derrière lui, ses démons intérieurs sont souvent plus effrayants que ceux qui, dans le film, ont une place plus importante en terme de temps à l’image. Je n’avais jamais vu Dane DeHaan dans un film et j’ai trouvé son interprétation très juste, très touchante, le maquillage qui détériore son teint au fil du film, qui creuse des poches sous ses yeux et les rendent rouges dénoncent toute la détresse qui enserre son esprit petit à petit. Il se demande s’il est fou, s’il a raison de lutter, s’il est possible qu’il soit le seul à voir clair dans le jeu de cette cure ou si, comme le disent les médecins, il subit des hallucinations à cause de son état de santé. Et ce sera une question très intéressante à se poser pour le spectateur, enfin moi en tout cas ça m’a passionné.

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Photobomb lvl 90

Pourquoi je dis avoir du mal à définir ce film ? Car il m’a été vendu comme un film d’horreur, thriller horrifique ont tempéré les plus lucides, mais en vérité, je n’ai pas aperçu l’once de l’horreur. Mais c’était bien putain, c’était ça qui était bien, pas de jumpscare, pas de sursauts brusques juste pour justifier d’un « PEGI 12 » pour offrir aux adolescents la frayeur de la transgression, ce moment où on va voir des films d’horreur avec ses potes pour montrer celui qui a la plus grosse et qui a, par conséquent, le moins peur. L’ambiance instaurée est oppressante à souhait, les décors sont beaux, bordel ce qu’ils sont beaux et l’ambiance thriller est bien là. Et en sortant de la projection, j’étais certaine d’un truc, ce film m’avait fait penser à Lovecraft et j’adore Lovecraft. C’est le meilleur compliment que j’ai à lui faire.

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