Dead set et match [Séries]

Ceux qui me connaissent le savent déjà, j’adore toutes les fictions sur les zombies, les livres, les séries, les films. Peu importe tant que ça parle de décharnés déambulant dans les rues comme autant d’âmes en peine à la recherche d’un cadeau au marché de noël, un vingt-quatre décembre.Alors je me suis fait plaisir, Dead Set, petite série anglaise. Qu’en penser ?

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La réalité mord

Dead set est une série britannique diffusée sur E 4 en octobre 2008. Elle a été crée et scénarisée par Charlie Brooker, un journaliste couteau suisse de la production puisqu’il est aussi à l’origine de Black Mirror (On remercie le bonhomme pour l’épisode 1 et 2 de la saison 1 par exemple). Avant de parler de la série, il me faut re-contextualiser tout ça. La chaine E 4 est disponible en Angleterre et fait office de « petite soeur » de Channel 4 en rediffusant par exemple Big Brother mais en proposant également des contenus exclusifs comme Misfits, shameless ou Skins. Et c’est principalement ces trois séries qui nous aident à définir la chaîne. Du divertissement provocateur et décomplexé, voilà ce que nous propose E 4 et qui nous permet de mieux re-contextualiser Dead Set.

L’histoire narrée à présent. Nous suivons Kelly, assistante de production lors des shows de Big Brother, elle est l’employée de Patrick Goad, un patron poussé par la course à l’audimat et ayant vendu son humanité contre les scènes voyeuristes et putassières de son show. A l’intérieur de la maison, c’est soirée d’élimination et tous les candidats sont apeurés, qui sortira ce soir ? Réponse, personne.

Une attaque de zombie se déclare à l’extérieur et nous suivons Kelly cherchant à se protéger et à retrouver son fiancé, resté à la maison. Rapidement, le seul endroit sécurisé contre les grabataires se révèle être : l’intérieur de la maison.


Alors que penser de la série ?

Parlons d’abord de la réalisation, très bonne. Les plans de caméra sont souvent statiques pendant une bonne partie de l’épisode avant de s’affoler au moindre bruit, reflétant ainsi parfaitement les sentiments de ces personnages caricaturaux à l’extrême enfermés dans une télé-réalité de l’enfer. Les couleurs sont très bien gérées, sales, elles me rappellent un peu celles de l’excellente série Utopia, en bien plus crade. On a le droit à certains plans audacieux, qui rafraîchissent un peu la dureté du sujet traité.

Cette envie de dédramatiser se retrouve également tout au long de la série. Même s’il s’agit d’un drame, les touches d’humour sont très présentes, ce qui rend la série d’autant plus agréable à regarder, car quoi de mieux que l’humour anglais ? Amateurs des monty-pythons et de Misfits, vous avez trouvé une série tournée comme un film (Elle ne compte que six épisodes) qui reprend bon nombre des codes de l’humour anglais. Les personnages paraissent caricaturaux dès les premières secondes du visionnage puis on comprend que nous sommes en face d’archétypes, des mannequins de chair qui servent à refléter, de façon extrême nos comportements, ceux de notre société. Ils deviennent alors intéressants et certains même, touchant alors que d’autre resteront dans un modèle manichéen. Les méchants riches contre les personnes lambda qui luttent pour survivre. La critique de la société est un peu lourdaude à base de traits de caractère tirés au maximum, peu importe la cohérence du personnage. On a l’impression parfois de se retrouver devant un mur avec un tag anarchique, tout autour, des panneaux lumineux en forme de flèches pour indiquer le tag. En gros « Regardez moi comme je suis subversif » *Clin d’oeil clin d’oeil ».

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« Grr, je suis méchant parce que je suis riche »

Bref, j’ai apprécié cette série qui ne figurera pas dans mon classement des séries-que-si-elles-n-existaient-pas-il-faudrait-les-inventer mais dans celui des séries-que-je-me-re-regarderai-sûrement.

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« Alors Kelly, comment ça se passe cette entrée dans la maison ? »

Vous me découvrez à peine ?
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