Les visages de Victoria Bergman T.1 Persona

Erik Axl Sund – Les visages de Victoria Bergman T.1 Persona

 

Encore un Erik Axl Sund! Depuis la découverte de ces deux auteurs avec Mélancolie noire, je n’ai pas pu décrocher. Tous les deux ont des parcours bien loin de l’écriture (Producteur de musique par exemple) et pourtant, ils sont forts ces gaillards. Ecrire à quatre mains, ce n’est pas chose aisée (parlant en connaissance de cause) et au début de leur dernier livre, je passais un temps fou à essayer de dénouer qui écrivait quoi, mais avec Persona, sans doute parce que c’est leur premier roman, c’est beaucoup plus simple. L’un écrit un personnage et le deuxième, un autre. Nous suivons donc Sofia Zetterlund et Jeanette Kihlberg.

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Milla Jovovitch dans son prochain rôle. Ou pas.

La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d’enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples.
Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d’une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l’inspecteur Jeanette Kihlberg, l’enquête s’annonce compliquée

(Citation Babélio)

Ce que j’en ai pensé ? Brièvement ? C’est assez compliqué de donner un avis sur une partie de trilogie. On ne rentre pas assez dans l’enquête et elle semble complètement secondaire, après la présentation des deux personnages principaux, de leur vie et de leur rencontre assez étrange. Sans dévoiler le pourquoi du comment, j’ai trouvé la justification de leurs premiers mots échangés assez faible. Jeanette aurait tout aussi bien jouer à tourner les pages de l’annuaire de Stockholm et jeter son doigt au hasard que ça aurait été du même niveau de crédibilité. Parallèlement à ça, la fin est un pur délice de retournement de situation, on comprends alors, en partie, pourquoi tel et tel aspect des meurtres à tel point que c’en est presque frustrant de voir que Jeanette passe complètement à coté. Eh oui, il ne faudrait pas tout résoudre au premier tome, à quoi servirait les autres ? Les personnages sont fouillés, attendrissants (Sauf la mystérieuse Victoria Bergman qui semble avoir gagné au loto de la vie de merde tant tout ce qui lui arrive répond aux clichés du genre), mention spéciale à Hurtig, l’introverti second de Jeanette qui fait fondre mon petit coeur de glace et que l’on retrouve dans Mélancolie noire pour mon plus grand plaisir. L’intrigue est assez lente, mais les personnages et leur vie narrée comble les quelques longueurs qu’on aurait pu trouver. Par contre, à la fin, tout se précipite, les auteurs avaient-ils envie de finir ce livre au plus vite ? Sans surprise par exemple, Jeanette se sépare de Ake en deux pages et une plus loin, le divorce est signé alors que pendant tout le livre, ils tentent de se comprendre. Une légère frustration m’a envahie. Mais pour être concise, je conseille ce livre à celui qui veut se lancer dans une longue lecture d’une trilogie passionnante et je promet de donner mon avis, de le compléter lorsque je les aurai tous lu !

« La vie qui quelques mois plus tôt seulement lui semblait aller de soi est comme balayée.Elle ne sait même pas à quoi va ressembler le lendemain.
Elle allume l’autoradio pour ne pas s’entendre penser. »

Citation du livre

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