La cinquième vague

Je n’ai jamais été fan de cinéma, je lui reproche trop de passivité, rester une heure et demi – minimum – dans une salle surchauffée en été et glacée en hiver, ce n’est pas mon truc. Mais depuis quelque temps, j’ai redécouvert ses vertus, surtout le dimanche soir quand vous n’avez rien d’autre à faire. Alors on potasse le dernier numéro du « Petit Bulletin » à la recherche de quelque chose de « Pas prise de tête » à voir, on tombe alors sur La Cinquième vague.

531725La cinquième vague c’est un peu la tête de gondole du rayon apéritif quand vous avez envie de chips. Avec une promo en plus et des signaux lumineux pour l’indiquez, une forme de « C’est exactement ce dont tu as besoin ». Et puis comme si on passait de chips goût barbecue de chez Lays à celle goût fumé de chez Vico, on passe de Hunger Games à La cinquième vague. Un peu le même concept, une héroïne forte, on vous vend des effets spéciaux à couper le souffle, de l’action, un « message humaniste sous-jacent », le tout fourni avec un supplément d’histoire d’amour niais. Alors on signe, et c’est parti pour la salle de cinéma, un dimanche soir, sous la pluie, accompagnée d’un bon public.

Le bon public pour moi sera ma soeur, qui, une fois après avoir quitté ses chaussures et s’être installée dans son siège, se croyait dans son salon, en plus grand.

L’histoire ? Cassie est une ado normale, fan du quaterback de son lycée, écrit dans un journal intime, a une meilleure amie géniale et va aux soirées lycéennes. Du jour au lendemain, surgit dans le ciel, une « navette spatiale » peuplée d’extraterrestre, nommés les Autres qui veulent prendre possession de notre charmante terre. Pour ce, ils organisent une attaque en cinq vagues. La première : attaque électromagnétique sur la terre, plus d’électricité, plus de portable (plus de twitter, vous vous rendez compte ? La cruauté à son paroxysme). La deuxième, tremblement de terre et tsunami, la troisième, une grippe aviaire de l’enfer, la quatrième, l’invasion parmi les hommes, s’infiltrant dans leur cerveau et prenant possession de leur corps. Survivant à tout ça mais perdant père et mère, Cassie se doit de retrouver son frère, emmené dans une base militaire afin d’être enrôlé pour combattre les Autres lors de leur cinquième vague : l’extermination.

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Ma tête en voyant le scénario.

Alors mon avis : On échappe pas à tous les clichés du genre « film d’ado post-apocalyptique et basé sur un livre en plusieurs tomes ». De la romance avec le type à la fois trop parfait et dangereux à l’héroïne absolument insipide qui ne fera que se mettre en danger tout au long du film. Mais, quelque part, c’est ce que j’attendais en me précipitant sur cette tête de gondole aux signaux lumineux, de la distraction, et dans ce registre, La cinquième vague réussit là où le dernier Hunger Games échoue lamentablement. On s’amuse de relever les incohérences qui finalement trouveront leur sens, on critique tel ou tel personnage qui, fatalement, finira par se précipiter dans les clichés du genre, on est abasourdies par les scènes de tsunami par exemple etc. Au final, ma soeur comme moi, sommes sorties diverties, de bonne humeur, inscrivant un nom de plus sur notre liste de « saga-qui-sort-chaque-année-à-aller-voir-au-ciné » et c’était exactement ce que nous avions demandé !

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