Borne to be short

Ca a fait le buzz mais si j’en parle c’est que l’idée est bonne. Short édition et la ville de Grenoble lancent les Bornes distribuant des nouvelles. Qui n’a jamais regretté de ne pas avoir prit son bouquin alors qu’il attendait sagement dans la queue à la sécu ? Short édition, une maison grenobloise a la réponse à ce problème.

ShortEdition_borne2015

Dans le catalogue de son site, elle compte des milliers de nouvelles, de textes très très courts qui se lisent en une ou deux minutes, une pépinière à portée de main. Parmi ces textes, la Ville de Grenoble en sélectionne un certain nombre, ce sont eux qui font le choix. Grace à la magie d’une borne, une histoire se matérialise dans vos mains sous la forme d’une longue feuille ressemblant à un ticket de caisse géant. Bien sûr, c’est gratuit, une initiative étonnante et séduisante.

Double intérêt pour short édition, promouvoir les auteurs de ces brèves, drôles, dramatiques ou philosophiques mais aussi sa maison d’édition. Celle ci organise « Le prix du court » une fois par an, publie des recueils de nouvelle sous forme numérique. Ils collaborent avec la Ville de Grenoble qui annonce dans leur communiqué de presse « Vouloir soutenir la création littéraire ». Les bornes sont installées dans 8 institutions comme la Maison des Habitants Mistral, la bibliothèque Kateb Yacine et l’hôtel de ville. Seule ombre au tableau ? Implanter des distributeurs dans des bibliothèques n’est que d’un intérêt réduit. Le but initial était de nous faire patienter, maintenant on pourra lire dans une bibliothèque, quelle innovation ! Mais je suis mauvaise langue, les bornes seront particulièrement utiles à l’hôtel de ville et ses files interminables et à l’office du tourisme. Espérons qu’aucune dégradation ne sera commise, comme lors de la pose des cendriers recycleurs de mégots qui, une semaine plus tard ressemblaient à de vulgaires poteaux vides.

Comme c’est une première en France, les médias s’en sont emparés. La ville de Grenoble déjà stigmatisée comme commune écolo après le retrait des pubs de l’espace public se voit appliquer une nouvelle étiquette. « Ovni culturel ». On salue l’initiative sur tous les médias, télévision (M6 par exemple), journaux (nous ne sommes pas les premiers) et même presse internationale, Linkiesta, un papier Italien a rédigé un article sur le sujet. Pour une fois qu’on ne voit pas Grenoble comme la plaque tournante du grand banditisme et de la prostitution mais plutôt comme une « silicon valley » de supermarché, voyons le bon coté des choses!

En bref : Jetez-vous sur ces bornes avant qu’elles ne disparaisse ! Vous pourrez en plus vous prendre pour un Hypster tant il y a eu de battage médiatique !

Vous n'êtes pas un vrai Hypster tant que vous n'avez pas apporté votre machine à écrire au parc
Vous n’êtes pas un vrai Hypster tant que vous n’avez pas apporté votre machine à écrire au parc
Crédit image : Internet & Short edition
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4 réflexions sur “Borne to be short

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